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Témoignages

Manoëlle Gillis, octobre à avril 2008, Chili

"J’avais secrètement envie de changer le cours du monde, de mettre ma touche personnelle aux projets, d’être gratifiée par tous. Au lieu de cela, j’y ai appris l’humilité. cette expérience m’a permis de me questionner sur mon idée de l’"aide". Aider, est-ce sortir l’autre de ses problèmes en utilisant les moyens qui nous semblent à nous, Européens, les meilleurs ? Aider, ne serait-ce pas plutôt écouter l’autre, comprendre ses problèmes, les situer dans le cadre dans lequel il est (pays, situation sociale, culturelle, habitudes, modes de vie) ? Ne serait-ce pas voir AVEC LUI ce qui serait le mieux POUR LUI ?"

Pauline Bossury, octobre 2007 à juin 2008, Chili

"Partir au Chili pour vivre une aventure de neuf mois après ma dernière année secondaire, c’est un projet que j’ai en tête depuis deux ans et que j’ai vraiment envie de réaliser. Vivre une mission de volontariat quelques mois sera une aventure qui me fera grandir et un peu plus découvrir le monde et d’autres réalités de celui-ci avant de me lancer dans des études professionnelles"

"Je sens que quelque chose dans ma vision du monde a vraiment changé en moi. Je savais que le monde était grand mais le fait d’avoir fait le grand pas vers une autre culture, d’avoir aussi découvert la Boliive, c’est comme si des barrières avaient sauté en moi et que je voyais le monde d’une autre manière, plus grand, habité par une humanité tellement belle par sa diversité."

Clothilde Sourrier, un an 2007-2008 en Bolivie

"Grâce à mon expérience dans l’entreprise, la gestion de projet et le désir de communiquer sur l’association, j’ai pu mener à bien ces projets en collaboration avec un autre volontaire pour la partie technique du site internet. Un volontaire ayant de l’expérience en entreprise ou une formation de gestionnaire ou comptabilité peut donc apporter pour des missions précises et avec une implication complète ses compétences, un regard extérieur sur l’organisation.

Gaëlle Wattine. Été 2007, camp chantier

« Ce voyage nous a permis de prendre conscience de ce que les choses simples et immatérielles de la vie peuvent nous apporter et apporter aux gens autour de nous (un sourire, un temps d’écoute…). On garde des souvenirs magnifiques de ce camp chantier, de ce voyage, de ces rencontres et nous sommes tous revenus changés, grandis à différents niveaux pour certains, avec dans les premiers jours et semaines du retour une envie de retrouver cette vie africaine avec cette joie et ce dialogue dans les bus, les rues et sa simplicité… »

Été 2007, camp chantier au Burkina Faso

« Pendant que la majorité du groupe travaillait sur le chantier, quelques uns s’occupaient des enfants qui venaient nous voir. Ils sont friands de chansons (souvent apprises la veille lors du soutien). Pour la plupart il s’agit d’enfants de bas âge qui ne parlent que la langue peuhle, ce qui complique beaucoup l’apprentissage de nouvelles chansons. Nous avons souvent dû leur mimer les règles ou avoir recours à un traducteur, un jeune garçon de huit ans qui allait déjà à l’école. Mais il est pour autant très facile de communiquer : dès la première visite du chantier ils sont tous venus à notre rencontre pour qu’on les prenne par la main. Dès que l’on s’écarte un peu du centre ville de Fada, c’est par les enfants que le contact avec la population locale est le plus fructueux. »

Clémence Allard, juin 2006, au Togo

« La brigade pour mineurs : des enfants de la rue, des enfants perdus et des enfants en conflits avec la loi sont incarcérés à la brigade pour mineurs de Lomé. ANGE se donne pour mission d’aider ces enfants à travers l’écoute, les cours d’alphabétisation, les cours de remise à niveau, les causeries éducatives, les loisirs et participe à leur libération. ANGE se charge de retrouver leur famille à leur sortie et de les réinsérer scolairement ou dans un centre d’apprentissage pour apprendre un métier. Tous les lundis matin, avec Gabriel, nous venions visiter les enfants. Gabriel animait une causerie sur un thème les concernant (la prostitution, la récidive, l’amitié, les dangers de la rue…) et la dernière heure était consacrée aux cours d’alphabétisation et de remise à niveau.
J’étais chargée de m’occuper des enfants n’ayant jamais été à l’école ou dans les plus petites classes (CP1, CP2). Je faisais sur un tableau le même type d’exercices qu’au soutien scolaire. Mais le challenge était plus difficile car il était rare que les enfants soient les mêmes chaque semaine. De plus, leur niveau était très différent : certains savaient lire mais pas écrire ou vice versa.
J’ai été frappée par les conditions dans lesquelles ils vivaient : ils dormaient à 4 ou 5 dans une pièce de 10 m² avec seulement deux lits et les relations avec les policiers n’étaient pas très tendres. Ce qui m’a le plus marquée, c’est que l’État n’a aucune politique pour ces enfants. Si ANGE ou le BICE (Bureau International Catholique de l’Enfance, une autre ONG agissant pour les enfants) n’intervenaient pas, certains enfants retourneraient dans la rue dès leur sortie et se retrouveraient donc très vite de nouveau à la brigade. Nous travaillions avec la responsable des affaires sociales de la brigade qui m’a touchée par sa gentillesse et son dévouement. »



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Témoignage de Marine Maréchal
en mission aux Philippines pendant 6 mois
 
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14
03
2010

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